Cinq étages. Une nuit. Remets chaque chose sur son ticket avant l'aube.
Dans la boutique, tous les tickets se sont détachés de leur chose. Cinq étages, une nuit, et un gobelin qui ne sert absolument à rien.
UNE NUIT · CINQ ÉTAGES · TOUS LES TICKETS DÉTACHÉS
Cinq étages. Une nuit. Remets chaque chose sur son ticket avant l'aube.
Dans la boutique, tous les tickets se sont détachés de leur chose. Cinq étages, une nuit, et un gobelin qui ne sert absolument à rien.
Un gobelin tient un mont-de-piété dans une rue au néon : un comptoir devant, et quatre étages de choses jamais reprises derrière. Cette nuit, tous les tickets de la boutique se sont détachés de la chose à qui ils appartiennent — bâtons lumineux et cartes photo, costumes et perruques, matériel de karaoké, cartons de choses que des gens ont aimées et ont dû laisser. Tout ce qui n'est pas apparié à l'aube lui appartient pour toujours, et il préférerait couler la boutique plutôt que ça arrive. Alors il t'a embauché. Pour une nuit.
Tu travailles à côté de lui, étage par étage, à remettre chaque ticket détaché sur la chose dont il vient. Chaque étage est un autre genre d'endroit et un autre genre d'ennui, et chaque étage te dit ce qu'il veut — il suffit de le regarder comme il faut. Un étage fini, il ouvre la porte du suivant, et il parle tout le long.
Rien à savoir en arrivant : pas de jargon de brocante, pas de culture musicale, rien à lire dans une autre langue. Ce qu'un étage te demande est quelque part à cet étage. Le boutiquier est immensément serviable et ne sert absolument à rien, et il a une explication pour tout — le plus souvent l'humidité.
UNE NUIT · CINQ ÉTAGES · TOUS LES TICKETS DÉTACHÉS
Bientôt